Sainte-Suzanne. Pour fêter ses 40 ans de mandat, le comité a fait la fête au maire

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Paul Franquine, maire de la commune, s’attendait bien à quelque chose de particulier pour la fête locale, mais peut-être pas à autant d’honneur. 2017, l’année de ses quarante ans de mandat de maire, devait être marquée d’une pierre blanche et ses amis n’ont pas manqué de célébrer cet anniversaire. Arlette, sa plus fidèle adjointe, s’est donc lancée dans une rétrospective rapide mais ordonnée : «Monsieur le maire, vous êtes élu pour la première fois conseiller municipal en 1959, puis maire le 20 mars 1977. Vous vous êtes battu pour votre village, n’avez jamais baissé les bras, même en cas de coup dur ou de coup bas, vous vous êtes toujours révolté lorsque quelque chose vous paraissait injuste…» Sa franchise, ses colères légendaires, ses coups de gueule que les dix cafés quotidiens alimentaient joyeusement ont taillé une réputation sans concession. «Je me souviens comme si c’était hier, j’ai participé à la libération de la commune de Sainte-Suzanne, alors rattachée à Saint-Ybars… Je remercie les gens qui m’ont fait confiance jusqu’à ce jour, avec des hauts et des bas mais franchement ; parfois, il fallait recadrer les choses et il s’est trouvé que certaines personnes sortaient d’ici sans toucher les pieds par terre …»

À leur tour, le comité des fêtes et autres associations rendaient hommage à leur maire sur le podium, devant les 350 amateurs de fayots : «Merci car c’est grâce à vous, «Popo», que nous avons pu relancer notamment le vide-greniers et le motocross.» Jean-Pierre Castaing, président de cette dernière association, MC2S, saluait son aide : «Sans lui, le motocross n’aurait pu se refaire». Le comité des fêtes, le désignant chef de tribu, avait la délicatesse de lui donner le nom d’Abraracourcix, et non d’Agecanonix. Mais ses 83 années portées sur ses larges épaules ne semblent pas lui peser, pas plus que les quarante ans de la mairie portée sur son dos. La médaille d’or du meilleur maire de France pendue à son cou, «Popo», entre deux bises, ne s’est pas éternisé dans un long discours, le cassoulet attendait : «Il faut que je remercie tous ces gens-là et puis… «Popo», il va s’user bientôt !» Mais non !