MATRIARCAT : Les Sorcières de l’antiquité a nos jours (1/3). L’avènement du patriarcat.

matricien.org Les ”sorcières” étaient brûlées vives sur les bûchers de l’Inquisition. Prêtresses païennes ”idolâtres” des anciens cultes ”dianiques” de la Déesse-Mère, on les accusait souvent de fréquenter les collines au fées. Toute trace de l’ancien ordre devait être effacé. SORCIERES BASQUES : Camille Jullian désigne les XVe et XVIe siècles comme le début de la période à laquelle le catholicisme s’est imposé au Pays basque. Le personnage principal de la mythologie basque est Mari, divinité féminine, qui représente “la nature”. Mari vit sous terre, dans une caverne en haute montagne, où elle et son amant Sugaar se rencontrent chaque vendredi (la nuit de l’Akelarre ou le rendez-vous des sorcières) pour concevoir des orages qui apporteront la fertilité à la terre et au peuple. On dit que Mari est servie par une cour de sorginak (sorcières). Son culte est déterminant pour la fertilité-fécondité, elle emmène la pluie ou la grêle. De ses forces telluriques dépendent les récoltes, la vie et la mort, la chance et le malheur. La religion basque originelle est centrée sur la Déesse Mari, la créatrice, la Grande Mère qui enfanta le monde. Contrairement aux dieux des religions patriarcales, Mari ne puni pas, on est libre d’avoir ou non des relations avec elle. Étymologiquement, son nom signifie «celle qui donne», il est formé par le radical verbial -ma- signifiant donner et le suffixe -ari qui indique une activité (Lanari → travailleur). Akelarre (du basque aker : « bouc

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